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Cinéma indépendant
Lars von Trier
The Boss of it All
Par Alex Grenon, 27 janvier 2009
Avec la comédie The Boss of it All, Lars von Trier connait son plus grand succès critique depuis Breaking the Waves. L’action tourne autour du personnage de Ravn, fondateur et propriétaire d’une entreprise de technologie.
Durant des années, Ravn a prétendu que le véritable propriétaire de la compagnie vivait aux États-Unis. De cette façon, il était crédité pour les bonnes nouvelles. Le patron fictif, Svend, communiquait les nouvelles déplaisantes par email au personnel.
The Boss of it All commence alors que Ravn souhaite vendre sa société. L’acheteur potentiel, un homme d’affaires Islandais, exige de négocier directement avec le propriétaire. Ravn recrute en catastrophe un acteur minable, hyper intellectuel, à cette fin.
Le film est porteur de situations humoristiques que le cinéaste exploite habillement, sans occulter leur caractère parfois tragique. Les improvisations de l’acteur, Kristoffer (Jens Albinus) jouant Svend, sème la consternation chez l’acheteur et parmi le personnel.
Kristoffer ne sait rien non plus de ses employés, Gavn ne l'ayant pas mis au parfum de quoi que ce soit. L'acteur prend graduellement conscience de la perfidie de Gavn, mais il est rapidement confronté à son propre sens moral, ou son absence.
Dans The Boss of it All, Lars von Trier recourt à l'Automavision, un processus dans lequel le cinéaste choisit le meilleur plan fixe, laissant l'ordinateur décider du reste. Le résultat est quelque peu amateur sans être inhabituel.
L'Automavision appuie le scénario rappelant que ce qui dirige réellement tout, the boss of it all, n'est pas entièrement arbitraire : c'est la logique économique et financière du marché.