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Formation

Modèle d'action en apprentissage

Par Alex Grenon, 17 septembre 2007

Le sujet trouve une solution à l'inconnu soulevé par sa curiosité intellectuelle dans l'action. C'est par une confiance émotive portée à son raisonnement indéfiniment systématisé que le sujet progresse dans le présent.

1. La motivation est tributaire de la curiosité du sujet

Le sujet sera et restera toujours une histoire partiellement non maitrisée, faite de pulsions et d'émotions, dotant la personne d'une curiosité indispensable à sa motivation, à l'action et à son actualisation. La motivation s'alimente d'un intérêt du sujet flottant en arrière-plan de sa conscience.

L'esprit de découverte, la curiosité qui nous anime tout petit, est un aller voir ailleurs, une transgression du connu, du code familial. L'apprentissage fait suite à une rencontre de l'Autre, de la différence. Nous n'apprenons pas ce que nous savons déjà. Parler de résistance est abusif, puisque la solution ne se trouve pas en soi mais dans un ailleurs.

2. Toute expérience est ancrée dans le présent

Ouvert au présent de l'expérience, l'apprentissage peut prendre place. De l'étude d'une résistance à celle de notre passé, le pas est allègrement franchi. Erronément, nous assimilons l'expérience à la somme de nos connaissances passées et non à ce que nous sommes en train de vivre.

Apprendre ne consiste pas à régler le passé, mais à tolérer l'inconnu. Apprendre nécessite que nous soyons ouvert à l'expérience. à trop insister sur la nécessité de tout rendre clair alors que rien ne sera jamais totalement déterminé, nous nions le caractère partiellement incertain de tout mouvement.

L'apprentissage est un mouvement. Les connaissances n'ont pas un caractère rigide, elles sont autant de précisions sur le chemin du savoir. Cela étant admis, nous parvenons à preuve de tolérance devant l'inconnu à gérer l'imprécision qui subsiste en dépit d'une accumulation de connaissances. Les résistances naissent aussi de l'obsession du sens et de la recherche de certitudes impossibles.

Lorsque le sujet fonctionne autrement que sur le mode savoir équivaut à vérité, le risque est moindre qu'il refuse un apprentissage sous prétexte de maintenir la vérité de ses anciennes conceptions. Nous ne détruisons pas ce que nous ne savons pas. Sur le chemin de la découverte, la connaissance est toujours un plus.

3. L'action est émotion

La foi et la confiance nécessaires à la poursuite d'une démarche alternative n'ont rien d'un refus de voir l'impasse. Elles prédisposent le sujet à une révélation du savoir. En fait, agir relève moins de la raison que de l'émotion. Une fois compris l'apprentissage dans un contexte de mouvement, nous agissons sur la base de connaissances incomplètes. Nous agissons parce que nous avons confiance en notre jugement.

Comme il est impossible de tout analyser, de tout englober, il manque toujours des informations. Nous ne pouvons obtenir ces données manquantes qu'en agissant, qu'en expérimentant au moins partiellement une solution donnée. La confiance dans nos analyses et nos jugements ; ou dans ceux des autres ; nous incite à vivre les expériences requises à l'avancement de notre savoir.

Conclusion

C'est parce que l'idée de l'être et de son existence ne peut-être totalement et objectivement justifiée que les différences d'être sont. La subjectivité nait de l'espace d'incertitude qui subsiste une fois posée la question de l'être. Le sujet trouve une solution à l'inconnu soulevé par sa curiosité intellectuelle dans l'action. C'est par une confiance émotive portée à son raisonnement que le sujet progresse dans le présent.

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