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Formation

Les théories de l'imaginaire

Par Alex Grenon, 7 octobre 2007

Le cognitivisme, structuralisme, constructivisme et personnalisme, approches qui animent les sciences de l'éducation, s'inspirent de la biologie. Ces approches posent l'apprentissage en capacités cognitives à développer ou en un moi originaire à découvrir.

Les approches dominant les sciences de l'éducation personnalisme s'intéressent à la connaissance pensée comme message ou réalité cognitive. Pour cette raison, nous les nommons théories de l'imaginaire.

Autour et au coeur du message
figure 1

Le constructivisme et le structuralisme s'intéressent à la façon dont l'apprenant encode le message, le contenu du cours dans son imaginaire.

Le personnalisme privilégie la génération d'un contenu par l'apprenant.

Les théories de l'imaginaire sont d'inspiration biologique. Elles visent l'actualisation d'un soi existant ou le développement d'un potentiel déterminé par un QI, des habiletés ou des compétences latentes.

L'unité du sujet

L'échec des modèles systémiques nous rappelle combien chaque apprenant est unique. Le sujet est une exception qui surgit de l'être. Ce sujet, notion plus large que le moi, nous confronte aux limites du cognitivisme, constructivisme, structuralisme et personnalisme.

Structure, imaginaire et sujet
figure 2

Le message ou imaginaire : ce qui est dit, su, connu, le discours conscient et cognitif.

Il ne faut pas confondre le code du message et sa structure. Le structuralisme est l'étude du langage nonobstant le sens du message.

Le sujet : un individu avec une histoire, des pulsions, motivé à agir par l'émotion, curieux.

La personne est actualisée à la jonction des sphères, en inscrivant son être et son désir dans un imaginaire structuré de telle sorte qu'elle puisse rencontrer l'autre. La dualité ne s'épuise pas dans la fusion de deux pôles mais dans l'équilibre que permet l'introduction d'un troisième terme : le sujet.

Conclusion sur l'idée de liberté

De nombreuses théories de l'apprentissage, conformes en cela à de non moins nombreuses pratiques psychologiques, commandent un règlement de ce que nous nommons résistance comme préalable à tout apprentissage réel.

Cette exigence dépasse largement le champ d'action de l'enseignant. Elle est abusive à l'égard de l'étudiant. Plusieurs théoriciens contournent la difficulté éthique de cette intrusion personnelle en adoptant un point de vue strictement biologique ou cognitif de l'apprentissage. D'autres n'ont pas ces scrupules et font du vécu personnel la base et le point d'arrivée de tout apprentissage « authentique ».

Nous pouvons voir dans les résistances des préjugés, archaïsmes ou freins à l'apprentissage ou dans la subjectivité de chacun, traduite à un vécu, la seule connaissance vraie. Si le sujet est à la jonction des trois sphères qui le constituent, cette vérité ultime conserve sa part étonnante de mystère. Heureusement, sinon la liberté humaine n'existerait pas.

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